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PACS Midi-Pyrénées: le point de vue des acteurs

Lors du lancement du PACS Midi-Pyrénées, dix-huit intervenants ont exprimé les raisons de leur adhésion à cette mutualisation des moyens. L’utilité des systèmes PACS a été unanimement soulignée et les nombreux directeurs et médecins présents ont salué la perspective, désormais proche, de pouvoir accéder et donner accès plus rapidement aux informations complètes nécessaires à un meilleur suivi des patients et à l’organisation de la Téléradiologie. 

 

Président des tables rondes sur les besoins et perspectives de développement des usages, le Professeur Francis Joffre, Président de la Délégation Régionale du Conseil Professionnel de la Radiologie Française (G4) et Président du COTER Imagerie, a rappelé que les premiers systèmes PACS datent de 20 ans et que le soutien à l’installation de systèmes PACS s’inscrit dans les 10 mesures du Plan pour l’Imagerie présenté au Ministère de la Santé. Une urgence également soulignée par le Professeur Jean-Jacques Railhac, consultant au CHU de Toulouse : « Il y a eu une révolution extraordinaire avec l’imagerie numérique. Maintenant, la deuxième révolution reste à mener : pouvoir récupérer les images partout, quel que soit l’endroit où on se trouve. »

Avantages des services PACS pour les établissements non équipés 

Luc-Antoine Maire, directeur adjoint du centre hospitalier d’Auch, établissement non équipé, a mentionné un premier avantage d’une adhésion aux services PACS : « mettre d’abord à disposition des praticiens de l’établissement les images produites dans le service de radiologie, ce qui n’est ni simple ni fluide aujourd’hui. » Une utilité très appréciée par les cliniciens, a témoigné le Docteur Alain Rabinel, radiologue au CH Intercommunal Castres Mazamet, étaTable ronde sur les services PACSblissement équipé d’un système PACS. L’accès aux images et aux comptes rendus est instantané. 

« La question ne se pose plus de savoir s’il faut investir dans cette technique mais comment. » a résumé Alain Guinamant, le directeur du CH d’Albi, en valorisant un autre aspect de la mutualisation : l’accompagnement du GCS Télésanté Midi-Pyrénées pour la mise en place sur le terrain. « Une évidence », « une nécessité », les directeurs d’établissements se sont montrés convaincus de la pertinence du projet. Ils ont manifesté leur confiance dans le pilotage du GCS Télésanté Midi-Pyrénées, présenté comme « le meilleur outil pour la mutualisation et pour avoir les meilleurs coûts » par Alain Boyer, directeur adjoint du CH de Cahors. 

« C’est un projet pour tout le territoire. » a décrit Aurélien Caumette, responsable informatique du système d’information au CH Intercommunal du Val d’Ariège. Actuellement les centres hospitaliers d’Ariège ne sont pas équipés, de même que la grande majorité des cabinets de radiologie privés. Mais les échanges sont fréquents. Ainsi, le CH de Lavelanet n’ayant pas de radiologue, les images sont interprétées au CHIVA grâce à la solution de Téléradiologie déjà déployée par le GCS Télésanté Midi-Pyrénées. « Les patients vont d’une structure à l’autre et les praticiens ont besoin de communiquer. Autant tous nous équiper directement du même système, interopérable. » a fait valoir Aurélien Caumette.

« C’est une idée lumineuse » a également qualifié le Docteur Bertrand Rouzaud, radiologue libéral, en engageant les centres de radiologie de proximité non équipés à s’intéresser au PACS Régional. 

Avantages de l’archivage neutre 

Les services d’archivage neutre faciliteront la mise en conformité réglementaire, a indiqué Jean-Christophe Quod, DSIO au CH de Montauban. Cela permettra également de gérer en commun la question de l’évolution des formats, a ajouté Yann Morvezen, DSIO au CHU de Toulouse. L’établissement doit veiller à ce que les 3 millions d’images archivées restent lisibles durant toute la durée de conservation. 

« Les solutions d’avenir sont les solutions communes », a déclaré Yann Morvezen, en qualifiant la position du CHU par rapport au scénario présenté par le GCS Télésanté Midi-Pyrénées d’ « enthousiaste ». « Mutualiser l’hébergement de nos images chez un hébergeur sera beaucoup plus simple que de faire communiquer nos systèmes locaux. » « L’archivage neutre est essentiel pour permettre la fluidité des échanges entres des établissements qui n’ont pas les mêmes systèmes PACS. » a également indiqué Pierre Canal, DSIO à l’Institut Claudius Regaud. « Réincorporer dans notre système l’imagerie médicale d’un patient issue d’autres structures de santé représente aujourd’hui une perte de temps considérable. » 

Pierre Canal a mis en lumière un autre avantage du système d’archivage neutre : « Les images ne sont pas issues uniquement de la radiologie, il y a par exemple de plus en plus d’images chirurgicales et aujourd’hui elles ne sont pas incluses dans les services PACS. Avec l’archivage neutre, nous pourrons partager toutes les images qui concernent la prise en charge du malade. » 

Avantages des services échange et partage 

Table ronde sur l'échange et partageL’importance de l’échange et partage, « le cœur de notre métier » selon le Professeur Francis Joffre, a été soulignée par plusieurs intervenants, dans un contexte où les collaborations se multiplient. Le manque de radiologues comme le développement des usages de la télémédecine rendent plus que jamais indispensable une transmission rapide de la totalité d’images médicales de qualité, qui « appartiennent aux patients » comme l’a précisé le Professeur Railhac. 

« La perte d’une image représente une perte de chance pour le patient » a témoigné le docteur Pierre Payoux, du département de médecine nucléaire au CHU de Toulouse. Un meilleur partage signifie aussi une réduction des doubles examens et donc des doses reçues par les patients et des coûts. Le Docteur Alain Chansou, Président du Collège Midi-Pyrénées de Médecine d’urgence, a rappelé que les échanges d’images médicales et la possibilité d’obtenir rapidement un avis constituaient un point essentiel pour la prise en charge des urgences. « Les problèmes de démographie médicale rendent l'accès et le partage des images indispensables. Il faut accéder aux images et rassembler toutes les compétences autour de ces images pour que ce soit gagné. » a précisé le Docteur Alain Chansou. 

« Les services échange et partage intéressent les libéraux et nous prenons acte favorablement de la possibilité pour ceux qui sont déjà équipés de PACS de participer sans remettre en cause les partenariats et contrats déjà en cours avec leurs fournisseurs. » a déclaré le Docteur Jean-Louis Puech, Président de la délégation régionale de la FNMR, en précisant que le COTER Imagerie poursuivrait son soutien « à ce projet d’envergure ». 

La transmission numérique des images numériques permettra encore de réduire l’utilisation de films, de DVD et de CD-ROM. Reste un point adressé par le Docteur Jacques Besse radiologue à la clinique Pasteur, au professeur Lareng, administrateur du GCS Télésanté : les images doivent être remises aux patients et cela nécessite encore à l’heure actuelle un support matériel.


Réseau d’imagerie et support à la télémédecine

Le président de RESOMIP, fédération des réseaux de santé de Midi-Pyrénées, le Docteur Bernard Couderc, a pointé les limites actuelles, dans les pratiques de télémédecine, imposées par les difficultés d’accès à l’imagerie médicale. « Aujourd’hui encore, pour les expertises médicales, je reçois des dossiers de patients par la poste, avec des images sur DVD et CD-ROM. Ce qui est dramatique, c’est que ces dossiers sont incomplets. » a renchéri le Professeur Jean-Jacques Railhac en soulignant la perte de temps, le coût financier et surtout la moindre qualité des informations médicales obtenues.  « Personne ne peut concevoir de travailler sur des dossiers incomplets en cancérologie » a argumenté le Docteur Jacques Besse.

« Le projet de PACS mutualisé se justifie ne serait-ce qu’au niveau de l’échange et partage » a conclu le Docteur Besse. « Projet extrêmement prometteur » selon le Docteur Bernard Couderc, « l’intérêt médical du PACS Régional est indiscutable » a affirmé le Professeur Railhac.

En conclusion, le Professeur Louis Lareng a remercié tous les participants pour l’intensité des débats, la profondeur de la réflexion et la qualité de la participation. « Au-delà de la technologie, la sécurité de l’application du projet dépend du consensus, auquel j’attache une importance primordiale, et du système organisationnel mis en place. C’est notre organisation qui fera le succès du PACS Midi-Pyrénées. Et nous arriverons à la réaliser dans la mesure où nous aurons recours entre nous à la sagesse et à la liberté. » a déclaré l’administrateur du GCS Télésanté Midi-Pyrénées en reprenant une citation de Mircea Eliade, « Le chemin de la sagesse ou de la liberté est un chemin qui mène au centre de son propre être ». « Vous avez prouvé que vous disposiez de ressources durables car elles proviennent du cœur » a conclu le Professeur Louis Lareng.

 

 

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